Extrait d'un échange ...et par la même occasion,
témoignage.
__Mushotoku-Nad parle de sans-moi, de non-ego, de dépassement de la dualité du sujet et de l’objet, mais alors, pourquoi cogne-t-elle la plupart de ses envols au plafond de l’expression « Ce qui
Est » en ayant l’air de conclure, de suggérer qu’il n’y a plus rien à dire, qu’on ne peut plus rien dire d’utile, que le langage, ici, « bloque » – un peu comme lorsque les bouddhistes prononcent
le mot « ainsité » ?___
Parce qu'elle n'en a pas les moyens :-)
Et aucune culture, en plus, ni "théologique" ni philosophique pour argumenter quoique ce soit.
Tout Ce Qui Est (avec cette majuscule au Qui qu'il m'arrive d'oublier...) est la seule expréssion qui soit venue pour tenter d'exprimer, non pas un sujet, mais un "quelque chose" d'absolument
paradoxal, d'aussi inconcevable pour la pensée humaine si sophistiquée soit -elle, qu'appréhender la réalité de la planète le serait pour le cerveau d'une fourmi.
Ou pour une cellule épithéliale, un globule rouge, de penser l'humain duquel il fait pourtant partie intégrante .
Rien n'existe, ni n'est , pour le caillou, par ce qu'il n'a aucune conscience, mais le caillou existe bien pour ceux qui le percoivent.
L'évidence était , entre autre, que la conscience et le mental humain équivalait là a celui du caillou, d'une paramècie, d'une fourmi..
L'Evidence aussi non seulement de l'illusion de l'égo, mais de sa prétention inimagimable a définir la nature de CELA.
La grande révélation de la vacuité, de la Roue de la vie qui en émerge et y retourne n'était que le tout premier clignement d'yeux, le premeir éblouissement, le premier signe d'eveil, et
que les grandes réalisations spirituelles dont dont nous parlons n'etaient que le germe, le ferment de réalités gigognes inconcevables;
Qu' atman, brahman n'était que des concepts emergés de ce niveau de conscience duel qui a réapparu, et tente de décrire quelque chose dont la nature lui échappe. De même pour le concept de"
vacuîté" , de "phénomènes", " réel" ou "illusion".
Et cependant tous ces champs de conscience étaient intereliés.
Tout est immobile et hors temps et tout ést à la fois dans le mouvement et dans le temps .
Tout dans sa nature, Rien dans son essence, Rien dans sa nature , Tout dans son essence, dans un silence bruissant.
Une sereinité vibrante, une evidence , une lumiére"aveuglante": claire/obscure et inssaisissable.
Chaque chose a sa place , dans son inconscience et dans sa conscience.
Le fond, et la forme, à chaque plans , à chaque niveaux, dont l'apogée dans sa dissolution, n'est que la naissance au suivant, à toujours, à jamais .
Des harmoniques, des résonnances à l'infini.
Dans cette dissolution du moi, et de la pensée qui se dissout sur sa limite il y a ce bugg de la cervelle, explosée par l'evidence du Paradoxe. Cela reste là: pour toujours Evidence, mais
evidence inexprimable.
Le reste, ce sont des mots, et en tant que mots ils ne sont pas justes.
Ils ne le peuvent pas.
Ils "imagent "toujours, falsifient, réduisent et distordent, car symboles, métaphores, concepts, idées, et le langage qui les expriment sont les seuls outils dont l'homme pensant dispose pour se
représenter ce qui le dépasse.
TOUT CE QUI EST , ou du moins ce que "j'en ramène" est un Etre/non-etre/Devenir, bouillonement du plein au coeur même du vide, Rien et Tout, mouvement immobile, perfection dans le sens que
rien n'est hors d'elle, percevant et perçu, sujet et objet...
Aucun absolu définitif, mais un Absolu dans le sens d'un "Paradoxe intelligent et vivant "contenant tout et son contraire!
La "perception", là, n'est pas celle de la pensée, il n'y a plus de sujet. C'est LA: une connaissance globale , intrinsèque et immédiate.
Mais quand le "je" réémerge dans notre dimension ordinaire, il réapparait avec sa mémoire subjective, sélective, spécifique...
De cette empreinte intérieure, de cette évidence il ne garde dans sa conscience que ce que sa structure personnelle limitée peut en ramener...( Comme des photos de voyages ne rapporte qu'une
focalisation momentanée, et non l'ensemble du voyage)
Alors les uns parle de vide, les autres de plein, les uns de processus, ou de vacuîté, d'atman, ou de brahman. De dieu, d'esprit de la nature, d'energie.
Chacun parle son point de vue,à partir de sa compréhension mentalisée de ce qui a été "expérimenté".
Chacun en extrait Son chemin, sa voie, sa pensée, sa "réalisation" et projette ainsi son explication et sa vérité sur le monde.
Et, selon sa nature spécifique, chacun de ceux qui écoutent "résonnent" sur l'harmonique qui lui convient, réagissent et rejettent ce qui les dérange . Et cela a partir d'un tas de
conditionnements particuliers , de perspectives différentes, de "plans de conscience" aussi trés différents.
Alors naissent pléthores de religions, de voies spirituelles, qui s'opposent a défaut de connaitre leur complementarités.
Comme pour l'éléphant de la petite histoire, milles mains se tendent dans le noir, et définnissent l'Inconnaissable par ce qu'elles en touchent.
Vision au ras des paquerettes, identifiée, et relative?
Oui, bien sur, mais pourtant "juste" à ce niveau là!
Celle qui est accessible par le soupirail de la cave de mon grand pére , celle du Vingtièmme étage nord- est de la tour Monparnasse, est tout aussi" juste " que celle du sommet de l'himalaya
sud ouest.
La terre vue du ciel, tout autant que notre galaxie vue D"alpha du centaure....ect, ect
Milliards de vérités relatives entièrement contenues dans ce que j'appelle Tout Ce Qui Est, chacune et toutes interdépendantes: UNE dans et par la réalité globale qui les relie toutes.UNE dans et
ce " ciment" qui les maintient toutes ensembles et leur donne sens: l'Amour.
Oui, le langage bloque. La seule chose que l'on puisse dire, c'est effectivement que ce qui empèche la découverte de Cela, c'est la pensée, la peur, et la fermeture du coeur qui "n'aime" et
n'accepte que ce qu'il comprend, qu'il espère, qui lui convient. Que ce qui conditionne l'expérience, son "niveau", sa profondeur, les horizons qu'elle ouvre, ce sont ces conditionnements
inconscients , les croyances, les projections "affectives", les attachements, les désirs, les espoirs, les peurs et les craintes du moi.
Ou bien , lors d'un lacher-prise total,( souvent du à un désespoir absolu) enfin, un vide de définitions et d'apprioris quels qu'ils soient.
Alors est ce utile de dire? Que peut-on affirmer? La pensée tourne en rond sur ces propres concepts, et n'en génèrent de "nouveaux" que par combinaisons des anciens. Elaborée par l'
"égo-spirituel" qui se construit elle, elle exclu d'office les données qui la dérange et qui bouscule sa perspective et son orientation.
La pensée mentale discriminatrice n'est simplement pas l'outil adéquat pour accéder a cette expérience, à cet "éveil" dont tant parlent! ( quel que soit son degré, car chaque prise de
conscience, a quelque niveau qu'elle se fasse, participe au procéssus d'éveil )
Et l'ego dans tout ça? quand on a Vu à la fois son illusion, à la foi sa "néssécité" ponctuelle, son sens et son non-sens, et son extrème petitesse, cette ridicule et pathétique prétention, ces
certitudes et cette bétise...;-(
Et quand "on a Vu" que ce que l'on appelle "ultime réalisation", n'est que la naissance minuscule à une Conscience d'un autre ordre, qui elle-même va faire le même parcours?Que dire?
Ici et maintenant simplement. ICI, et Maintenant, oui, dans cette Présence là, avec ce Silence en Fond et cette Vision. Et laisser Etre cet Amour là, et ce qui émerge, ce qui s'exprime, lorsque
le "moi" se tait enfin.
Rien d'autre, mais vaste programme.
Pas d'études, totalement démunie d'argumentation intelligente si intelligence égale éridition.
J'ai seulemnt passé des années à chercher ce que le monde connaissait de Cela, et j'en ai trouvé partout des bribes dispersées, en une pluie de vérités relatives érigées en "voie unique" parles
uns et les autres....
Rien a prouver, rien a affirmer.
"Qui suis-je" pour cela!! "je "ne me prend ni pour un maitre, ni pour un enseignant, ni pour un libéré- vivant.
Je ne prétend pas non plus que mon égo soit mort définitivement, dissout a jamais par cette vision.
Certains "programmes ont étaient éffacés, oui, mais le système est pervers et se reconstruit vite sur les nouvelles données: on peut ne pas le voir, mais pour ma part je le Vois tres clairement à
l'oeuvre...
Ce n'est là qu'une perspective de plus, ni plus ni moins; avec sa particularité comme toutes les autres, puisque limitée a la spécificité de la forme qui la partage;
C'est pour cela que "je" préfère les "questions" aux réponses toute faites, et aux affirmations de vérités définitives;
Les unes, come les autres font appel au mental, c'est vrai, et à la résonnance intérieure. Mais les premiéres "ouvrent", alors que les secondes
ferment.
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