Nébuleuse...qui a la clé?
Conscience =liberté=responsabilité
Une réelle prise concience des conditionnements du moi, et de l'illusion de l'ego ouvre sur la liberté. Une liberté potentielle tant qu'elle n'est pas mise en oeuvre;
la liberté n'est pas une idée, ni un savoir, ni une théorie, ni la mémoire d'un "éveil"...Savoir que les barreaux de notre prison ne sont qu'une illusion, ne nous libére que si nous sortons effectivement de cette prison, sinon, il n'y a que des paroles, du discours, du mental.
Cette vision est réellement libératrice, oui, par ce qu'elle ouvre de prises de conscience, et de possibilité de se libérer. mais pas libératrice en soi! Mal interprétée, projetée telle quelle sur notre monde, elle devient un acide dissolvant, la justification d'une fuite du réel relatif, et de la condition humaine, de la réalité concrète des conditionnements, ou bien celle de la justification d'un laisser étre de tout ce qui passe en nous, complétement déresponsabilisé sous prétexte d'illusion ultime; Elle ouvre aussi, malheureusement vers un narcissisme tres pervers, ou l'on se prend pour dieu, ou pour l'absolu, et a un egoîsme pardoxal et terrible a force de négation de toute réalité au monde autant qu'à l'autre, sous pretexte de non-attachement;
Qui d'entre nous oserait se prétendre libéré vivant? Celui qui le ferait serait à l'evidence pour tous les autres dans une pathétique illusion sur lui-même.Chacun de nous a probablement eu l'occasion sur un forum ou un autre, ou peut-etre dans la vie, de rencontrer ce type d'affirmation, et chacun sait trés bien ce que faire la différence entre un "maitre" et un pantin, aussi affirmatif soit-il.
Se dire Libre alors que l'on est manifestement toujours prisonnier de ces conditionnements, sous le simple pretexte que le "moi" est une illusion, c'est se servir d'une vision d'absolu, qui est tout a fait juste a un certain plan, pour nier la réalité relative de celui ou nous vivons; C'est comme nier les contraintes du corps sous pretexte qu'il n'est qu'un ensemble d'atomes...
Prôner la liberté, et rester prisonnier est une abbération ! Quand on est en prison, être libre est une idée! Etre libre, c'est étre libéré;
Etre dans un plan et le nier pour s'identifier a un autre, c'est être un fantome, tant d'un coté que de l'autre....On peut tout à fait ,sous prétexte de pseudos liberté , vivre déjà ici ce que l'on vit de l'autre coté, lorsqu'on est emporté par tous les mouvements psychiques dans les "mondes du bardho";
Et là, l'idée "tout est illusion" ne libére rien, elle conduit juste l'être mental désespérement seul face a son néant
Ce "savoir" là n'a jamais libéré personne ; par contre cela crée, au retour, bien des confusions car c'est le mental , au travers de ses filtres inconscient va alors créer un tas d'interpretations erronées, et de fantasmes sur une"réalité absolue" qui viendrait nier la realité relative..
Je crois que la véritable responsabilité intervient à un seul endroit, et elle proportionnelle a la prise de Conscience réelle. A ce qui a été réellement Vu et intégré; le savoir livresque est caduque, et impuissant.Il n'entraine que sentiment de "devoir", culpabilité, ou la distorsion.
Cette responsabilité là, c'est un oui, un choix qui consiste a mettre toute son attention et sa vigilance sur ces conditionnements qui sont aurtomatiquement actifs quand ils ne sont pas Vus.C'est elle qui conduit sur le chemin de la libération réelle;
Le seul acte Juste, c'est celui qui est le fait de ce qui ce manifeste quand "Je suis"; Et cet acte là, n'est jamais conditionné par l'égo et ses automatismes; Il est la réponse la plus parfaite qui puisse etre donné par l'entremise de la forme spécifique de la "Personne"au besoin de l'ici et maintenant ;
Mais chacun a à faire avec ses propres evidences,ses propres "conclusions", ou ses croyances; et aura à rencontrer le resultat de ses choix, ou de ses "non-choix"....
C'est là, la responsabilité. Et peu importe, effectivement : ce qui n'est pas vu aujourd'hui, sera incontournablement confronté au moment ou notre conscience quittera ce plan là..
Il vaudra mieux, alors, ne pas trop s'etre illusionné sur sa libération...
Pour ma part, je me gardes bien de proner une libération qui n'est pas encore effective..Et je me gardes bien de croire que les mots, c'est la chose!
Mais bon, quoiqu'il en soit, dans "l'absolu", tout cela n'est effectivement pas du tout important...
.Paradoxe, paradoxe...:-)
Commentaires