
cosmos mandala
Qu’en est-il de l’Amour, de ce mot rabaché, de cette notion sirupeuse, auréolée de réves et de tant de projections….
Ne parlons pas, bien sur de tout le fratras qui, sous ce mot là, mélange la passion, le désir, le manque, un gouffre de besoins égoîstes d’attention et de reconnaissance avec cette faim de posséder, cette soif de contrôle.
Non, tant qu’à faire, parlons de celui que l’on qualifie « d’inconditionnel » et de majuscules.
Que ce mot est facile !!
D’autant plus facile d’ailleurs, que justement les conditions s’y prètent ; aimer inconditionnellement n’est pas un problème, tant que rien ne m’aggrèsse, tant qu’aucun goût ou dégoût secret, aucune de mes précieuses « valeurs » ne s’interposent.
Peut-être a-t-on tendance aussi et bien souvent, à baptiser de ce nom là cette " neutralité bien veillante " , ou ce "non- attachement" que l’on a face aux choses , aux êtres et aux situations qui ne nous perturbent pas ; Un bien joli mot pour une indifférence paisible….
Mais bon, assez de pirouettes et de pieux mensonges !!
Qu’en est-il, en vérité, lorsque, comme le disait très justement nonihil (voir lien…)
Des pelleteuses te fouillent le ventre, des missiles te brulent la poitrine ? Ou quand ton enfant meurt tué par un chauffard ivre, qu’un autre tombe au mains de pédophiles, que tu es violée, ou ruiné et trahi par tes meilleurs amis… ?
Qu’en est-il, plus simplement quand quelqu'un t’aggrèsse, te ment, te manipule, te trompe ??
Il n’est pas à chercher loin les limites à cet Amour dont on parle si bien, et dont on ne connait rien.
Ce n’est qu’un concept comme un autre, l’intuition d’un possible joliment formulé comme « liberté », « libre-arbitre », ou encore « lacher-prise », dés lors que ce n’est qu’un mot dont on se gargarise à défaut de trouver en soi le seul lieu ou il puisse exister.
La meilleure façon de le découvrir, c’est de fouailler ces limites douloureuses, à l’intérrieur de soi ; De les voir tout d’abord, et de les reconnaître…De traverser les murs de haines et de colère, de désespoir et de chagrin, d’amertume cynique et de désespérance.
Les traverser en respirant, Indianna Jones de la quète de Soi au fon de ses abysses, jusqu’à ce lieu ou l’on se voit soudain dans la même violence que celle que l’on a subit, et ou la vision s’ouvre sur cette évidence d’une même ombre en partage, d’une unité térrible dans les pires horreurs, des mêmes propensions seulement refoulées…. !!
Et alors on peut voir cet envers du décors, ces conditionnements qui nous tiennent et nous lient, de par notre ignorance dans une parfaite inter-dépendance : pas de maitres sans esclaves, pas de bourreau sans victimes !
La chaine se déploit, et on contemple l’évidence que chacun est tout d’abord victime de son ombre et de son ignorance !
Alors c’est là qu’il nait , plutôt qu'on le dé-couvre! Plein de chaleur, tissé de com-passion, mot galvaudé lui aussi si il en est : "souffrir avec ", et de con-préhension "prendre-avec"! Et l’Evidence est là !!
Le pardon se révèle n’être qu’une notion symbolique . Il n’y a rien à pardonner ! " Ils ne savent pas ce qu’ils font ", et ne peuvent faire autrement !!
Même la justice humaine considère l’ignorance comme une circonstance atténuante : Jugé " irresponsables ", dans les deux sens du termes .
L’Amour inconditionnel est par définition sans conditions… ! Ni intérieures, c'est à dire sans conditionnements, ni extérieures…
Regardé dans ce sens là, la vie et ses aléas prennent une autre signification ;
C’est juste un autre point de vue, mais pour cela il faut franchir les limites , sortir du cadre sacro-saint du moi; laisser derrièrre soi tomber la pomme de Newton, la loi qui dit « œil pour œil, dent pour dent », et s’abstraire de cette idée fixe d’être le centre du monde pour dé-couvrir la relativité de toute choses.
Cet "Amour " se révèle alors être l’essence même de toute Signifiance, la ligne entre les contraires, la piéce manquante au puzzle de l'aburde, le lien même de l'unité du paradoxe...
Accéder a la vision de notre réelle condition sans cette donne là, et c’est contempler le versant chaos, le néant, le non-sens de la vie…Aborder la montagne par l’autre face, c' est voir les erreurs du coté coeur...
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Jésus disait:



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