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SEREINITE

Et danse Vie la vie,
dans le creux du Rien
enlacés toujours,
par delà l'image,
Au-delà des mots, 
sur d'autres rivages
au coeur du secret,
 au creux du sans fin...

Et quand dans ce fond,
 cette paix étale
jaillit la fontaine,
 vibrance et clarté,
vide, pleinitude, 
silence et joie se mèlent
et la forme se fond,
 et le "je" disparait...

Laiser couler la joie,
 et etre ce qui Est
sans chercher, sans vouloir,
 sans attendre,
laisser couler le flux,
 cela sans résister,
Sans choisir, 
essayer de comprendre...

Etre simplement "ça", 
sans penser
sans retenir,
 sans réfléchir, sans peser
Laisser couler le flux, 
là, du coeur du secret
du chant merveilleux
 de la danse sacrée.....
oooooooooooooooooooooooo
La  musique est aussi 
dans l' intervalle ardent,
la note fluide, 
entre les soupirs et les pauses...
la symphonie de Ce qui Est
 existe par les deux
Et le chant du silence,
celui des mots qui coulent,
existant tout ensembles 
sont harmonie unique,
et portent  dans leur  sein
 le secret innéfable....
 

c'est là, le creux de l'amour,
 sa source intarrissable
nulle part il ne peut
 trouver autre raison,
c'est le goût, et l'odeur
qu'exude cette union
profond au coeur de Soi,
 dans ce silence intime,
et dans ces mots lachés,
comme lache un parfun
la foret au printemps, 
ou un jardin de roses...

 

oooooooooooooooooooooooo

LE MAL AUX  MOTS

 

 

 

Comment partager l’indicible ?

Risquer les mots réceptacles

D’une signifiance ignorée. ?

Et chuter dans le piège de la fable

Qui réduit l’ineffable au discour...

Aux concepts vides d’évidence

Privés d’essence et d’expérience ?

 

 

 

 

Le cœur étreint devant la faille,

Et souvent l’ame en solitude

J’aspire aux mots ouverts

A ceux qui n’existent pas....

Aux mots cœur-lumière,

Aux mots sens d’amour,

Ceux-la de l’union des contraires..

Celle qui mele les opposés

Dans une ultime complètude... 

 

 

 

 

Grand Paradoxe d’Evidence

Donnes moi les mots impossibles

Les mots flèches-calices

Les mots ventre-épée...

Les mots de souple justesse

De toutes les vérités-mensonges ;

Et tous ceux de l’obscure clartée

De la danse Ombre-Lumière... 

 

 

 

 

Inventes moi des mots qui chantent

Le long d’infinis claviers,

De vastes concepts harmoniques

Des symphonies d’images-procéssus

Ouvres moi au silence tonnant

Du Verbe créateur

Au nom de l’innomable

Aux adjèctifs de la Perfection

De la pleinitude et de l’infini

Aux qualificatifs du sans forme...

Montres moi la lettre de l’absolu infinitif...

Crée, je t’en prie cette langue qui porte

En un seul trait

Et d’un seul rond

Au cœur du corps de l’ame.... 

 

 

 

 

Ce n’est que l’instant d’une douleur,

D’un nuage passant

Cette impossible et inutile prière...

Je n’ai dans ma musette

Que des mots inaptes

Des mots limites, des mots rébus,

Des métaphores et des images...

Des mots qui révèlent et qui cachent,

Et toujours parlent faux

L’inimaginable qui ne se perçoit

Que dans la mort de soi...

Répondant,dans le vide

A des questions que l’on ne pose pas...

Alors je m’en vais retourner dans le silence

Des gammes infinies,

Du champ de l’Evidence !

Et accordes- moi l’éternité

Pour découvrir l’autre langage...

 

 

 

Celui,silencieux et rayonnant

Du non dire de l’Etre-Existant 

 

 

 

AnnHonym

Jeudi 27 mars 2008
                                                                     ETRE  NU








Désapprendre. Déconditionner sa naissance.
Oublier son nom. Etre nu.

Dépouiller ses défroques .Dévêtir sa mémoire.
Démodeler ses masques.

Déchirer ses devoirs. Défaire ses certitudes.
Désengranger ses doutes. Désemparer son être.

Débaptiser sa source. Dérouter ses chemins.
Défeuiller ses désirs. Décharner ses passions.

Désacraliser les prophètes. Démonétiser l'avenir.
Déconcerter l'antan. Décourager le Temps.

Déjouer la déraison. Déflorer le délire.
Défroquer le sacré. Dégriser le vertige.



Défigurer Narcisse. Délivrer Galaad.
Découronner Moloch. Détrôner Léviathan.

Démystifier le sang. Désosser le singe.
Déshériter l'ancêtre.

Désencombrez votre âme. Déséchouez vos échecs.
Désenchantez le désespoir. Désenchantez l'espoir.

Délivrez la folie. Désamorcez vos peurs,
désarrimez vos coeurs. Désespérez la Mort.

Dénaturez l'inné. Désincrustez l'acquis.
Désapprenez vous. SOYEZ NUS....



J. lacarrière: "la sourate du vide"

Passage, retour peut être?
Et ce poême là, trouvé en commentaire d'un logion de L'évangile de St Thomas:

"Ses disciples demandaient:
Quel sera le jour de ton apparition,
Quel sera le jour de notre vision?
Jésus répondit:
Le jour ou vous serez nus,
comme des enfants nouveaux -nés
qui marchent sur leurs vètements,
alors vous verrez le Fils du Vivant.
Pour vous il n'y aura plus de craintes.."

J'avais écris dans la marge:
" le jour on nous  aurons gouté notre essence profonde, sans image de nous même, dépouillés des masques de l'égo, de la forme de l'âme même, libres d'elles et dans la connaissance de ce à quoi elles ont servis, de ce à quoi elles servent...alors cela commencera.
Enfin libre d'elles, et dans l'exacte mesure de cette liberté nous verrons le "Fils "qui né et se manifeste, là, à l'endroit même de cette nudité.
Fils de l'homme , Fils de Dieu...Avant je ne comprennais pas!"

C'est devenu une évidence profonde et intime: Oui, c'est cela, et c'est par cela que ça commence. Par cela que ça continue, fini et recommence, encore et toujours quel que soit l'inné, quel que soit l'acquis, et quel que soit le plan de réalisation.
Ce n'est pas la fin, ce n'est pas l'ultime, c'est "seulement "l' intégration nécéssaire de l'éveil premier, cette réalisation là...
Et puis laisser Etre à travers nous la réponse à l'instant, ici et maintenant, dans la Présence.
Sans rien vouloir, sans rien attendre, nus , libres et ouverts ...

C'est dans cette nudité , cette absence du "moi" que Cela peut naitre, croitre et se manifester.

CELA qui ne peut se nommer!
C'est quand il n'y a personne, plus rien au coeur de la forme enfin libérée, qu' émerge le mystére de la Personne.


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Commentaires

Oui, c'est bien cette Personne là qui peut nourrir l'autre et pas l'inverse, quelque soit l'acharnement que l'on puisse déployer pour qu'il en soit autrement...

Elle seule tend la main lorsque, épuisé, défait, enfin là, nous acceptons un instant de nous taire et le Don toujours disponible.

Se taire, c'est Nous donner vie

Amicalement, Jim.
commentaire n° : 1 posté par : jim le: 23/04/2008 18:49:53
Oui, cher Jim....et tant que cela n'est pas devenue une réalité, malgré tous nos mots, nous nous leurrons.
Accepter de nous taire, et épuisé et dé-fait comme tu le dis, de n'être personne...

Bien à toi
réponse de : anohyme (site web) le: 24/04/2008 14:01:49

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