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Texte libre

De l'usage des Majuscules 



 ici, la majuscule sur un mot , 
C'est juste  un doigt ténu,
Un simple détail qui pointe,
Le lieu d’un mystére,
D’une transmutation,
D’un changement  de paradigme.
Elle n'est qu'un symbole,
Une porte entrebaillée sur le fil
d'une question ouverte,
Vers l'Etreté voilée par son sens.

Dans l'univers des mots,
Le moyen le plus ténu,
Le fil le plus léger.
Le doigt qui pointe la lune.
Sortir du sens induit,
Sans définitions
sans saisie...

  
oooooooooooooooooooo


MAL AUX MOTS



C
omment partager l’indicible ?

Risquer les mots réceptacles
D’une signifiance ignorée
Sans chuter dans le piège de la fable
Qui réduit l’ineffable au discour..
Aux concepts vides d’évidence

Privés d’essence et d’expérience.


Le cœur étreint devant la faille
,
Et souvent l’ame en solitude
J’aspire aux mots ouverts
A ceux qui n’existent pas....

Aux mots cœur-lumière
Aux mots Sens d’Amour,
Parole fil de Sens,
Sens du Coeur..

Ceux-la de l’Union des contraires,

Celle qui mele les opposés

Dans une ultime complètude...


Grand Paradoxe d’Evidence
Donnes moi les mots impossibles
Les mots flèches-calices
Les mots ventre-épée.
Les mots de souple justesse
De toutes les vérités-mensonges ,
Et tous ceux de l’obscure clartée

De la danse Ombre-Lumière...

Inventes moi des mots qui chantent
Le long d’infinis claviers,

De vastes concepts harmoniques

Des symphonies d’images-procéssus..
Ouvres moi au Silence tonnant
Du Verbe créateur

Au Nom de l’innomable

Aux adjèctifs de la Perfection

De la plenitude et de l’Infini

Aux qualificatifs du sans forme...

Donnes la lettre de l’Absolu Infinitif
Et ce nombre de mon Nom.

Crée, je t’en prie cette langue qui porte
En un seul trait

Et d’un seul rond

Au cœur du corps de l’Etre...


Ce n’est que l’instant d’une douleur,
D’un nuage passant

Cette impossible et inutile prière...

Je n’ai dans ma musette

Que des mots inaptes

Des mots limites,
Des mots rébus
Des métaphores et des images.
Des mots qui révèlent et qui cachent
Et toujours parlent faux

L’inimaginable qui ne se perçoit
Que dans la mort de soi...
Répondant dans le vide

A des questions que l’on ne pose pas..


Alors je m’en vais retourner dans le silence
Des gammes infinies
Du Champ de l’Evidence ...
Et accordes moi grâce et éternité
Pour découvrir l’autre Langage:..

Celui,silencieux et rayonnant
Du non dire de l’Etre-Existant


Annhonym

oooooooooooooooooooooo

FLUX



Et danse la Vie,

Dans le creux du Rien

Enlacés toujours,
Par delà l'image,
Au-delà des mots,
Sur d'autres rivages
Au coeur du secret,

Au creux du sans fin...

Et quand dans ce fond,
Cette paix étale
Jaillit la Fontaine,
Vibrance et clarté,

Vide, plenitude,
Silence et joie se mèlent
Et la forme se fond,

Et le "je" disparait...

Laisser couler la joie,
Et Etre Ce Qui Est
Sans chercher, sans vouloir,
Sans attendre.
Laisser couler le flux,
Cela sans résister,
Sans choisir, Essayer de comprendre...
Etre simplement "Ca",
Sans penser.
Sans retenir,
Sans réfléchir,
Sans peser...
Laisser couler le Flux,
Là, du coeur du secret
Du chant merveilleux
De la danse Sacrée.....



ooooooooooooooooooooooo
 

La  musique est aussi
 
Dans l' intervalle ardent,
L
a note fluide,
Entre les soupirs et les pauses

La symphonie de Ce qui Est
Existe par les deux
Et le chant du Silence,
Celui des mots qui coulent
Existant tout ensembles
S
ont harmonie unique,
Et portent dans leur sein
Le Secret inéfable....


C'est là, le creux de l'Amour,
 Sa source intarrissable
Nulle part il ne peut
Trouver autre raison,
C'est le goût, et l'odeur
Qu'exude cette Union
Profond au coeur de Soi,
Dans ce silence intime,
Et dans ces mots lachés,
Comme lache un parfun
La foret au printemps, 
Ou un jardin de roses...


oooooooooooooooooooooooo


COMMENT ?

Comment ?
Comment, oh comment te dire
Ce jour de mort, la plaie de mon âme
Et au fond, son Essence sans nom.. Comment parler l’indicible? Cette dissolution en Cela
Dans l'Etre de ce Corps? Infini de milliers d’univers,
Tous vibrants de lumière Jaillissant de toute éternité Au cœur même du Silence, Du Vide et de l’Immobile. Procéssus éternel
Qui emerge du néant,
Y retourne et s’en revient A l’infini, et a jamais avec au coeur le Germe...


Et CELA,
Inconnaissable et indicible
Mer de connaissance, Amour-Conscience-Absolu, Essence originnelle, Puissance à l’état brut…
Vie-mort tout en Un
Tout en Tous, Rien en soi,
Tout en Soi,


L’innéffable visage de « Ce Qui Est » La Nature de "Je Suis"qui danse, Et exulte sa joie
Dans le grand Silence-Harmonie
ooooooooooooooooooooooooooo
Lcran n'existe que par le film, Le film n'existe que par l'écran Et sans la Lumière projetée, Rien de tout cela ne serait.
Nul acteur en cause, ni en effet. Pas d' écran séparé Du film qui se déroule, Ou du projecteur caché Et de sa lumineuse clarté.
Qui est projectionniste,
Et qui est spectateur ? Qui donc contemple tout cela..? L’océan est belle image Et la vague elle aussi. Cependant il est là
Par la terre qui l'acceuille. La vague n’est que surface. Elle ne se soulève
Qu’au souffle du vent.

PENSES ensembles Ce ne sont que les mot
D’une même chanson. Les saveurs multiples, D’un met unique,
Couleurs du même tableau,
Ou notes diverses D’une même Harmonie.
ooooooooooooooooooooooooo




oooooooooooooooooooooooooo





 

Mardi 23 juin 2009


Que "partager"quand on a rien à dire?
De toutes petites choses de la vie ordinaire.

Les vraies fleurs d'un vrai jardin, et le sourire de la vie...




Ce bout de ciel et de foret , par exemple...qui se reflètent dans une goutte d'eau.





Le coeur de cette orchidée de "fête des mères"...?





Cette mouche échevelée surprise dans l'intimité de sa toilette?



Ou bien le sourire éclatant de mon petit fils?

Tout est impermanence, tout est mouvement, oui! Mais tout est merveille, et bien loin de n'être que souffrance!!




Annhonym


Par Annhonym - Communauté : SPIRITUALITE - SAGESSE
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Commentaires

La parole est une vraie fleur et un vrai sourire de la vie...

Comme la goutte d'eau, elle reflète le ciel de l'être,
Comme l'orchidée, elle offre son coeur,
Couchée en pattes de mouche, elle révèle son intimité,
Comme le sourire éclatant d'un enfant, elle brise l'orgeuil des grands

Impermanence, mouvement, merveilles et souffrances dansent,
Toi, tu es là pour chanter!

Après la mue, du passage serions-nous papillons?
Commentaire n°1 posté par gOtAnnhonymO le 23/06/2009 à 19h44
joli "revyvel" (sais pas du tout, comment ça s'écrit, juste, pour moitié (revaïvel), comment ça s'prononce !) gotam'O !
mais me semble-t-il, plus que la parole, c'est ce qui se tient derrière qui lui donne toute sa portée ! non !? "l'intention", la "motivation", non !? l'insouscience, l'égotisme !?

"Tout est impermanence, tout est mouvement, oui! Mais tout est merveille, et bien loin de n'être que souffrance!! "

oui, c'est vrai, tout est merveille, mais il s'agit d'instants pris, comme ça, qui ont lieu, ici ou là ... on peut penser que la souffrance, ou la non-souffrance, ne sont ressenties qu'à travers le voile (sensitif, voir, l'égo ...) qui nous sépare de la Réalité ..., on peut penser, aussi, que la souffrance résulte de l'évolution, et de l'inter-action qui existe(nt) entre notre condition d'"être vivant" et son environnement ... dans ce cas, c'est notre condition qui détermine ce que l'on est amené à vivre, ou pas ... et, in fine, c'est bien parce que l'on est de condition fragile, ephémère, à l'image de notre environnement, que la souffrance, même discrète et rampante, égrènera, notre existente durant ... non !? la souffrance est une lame de fond ! c'est, ainsi, qu'elle apparaît, non !?

au-delà du "moi, de l'égo, la souffrance sera vu comme participant au tout, mais je ne pense pas que l'on pourra en déduire, que malgré elle, tout est merveille, ni la voir, comme une fatalité, on peut juste la constater présente, c'est tout, et la prendre en compte, non !? sinon, ne tombons-nous pas dans le fait de vouloir tout positiver !?
Commentaire n°2 posté par daniel le 24/06/2009 à 06h46

La parole peut être une fleur, et de la musique aussi , oui Gotam, mais comme le dit Daniel, je crois  que c'est " c'est ce qui se tient derrière qui lui donne toute sa portée !"

Avant tout elle est lien, déjà en soi, entre l'essence te la forme, puis entre l'être et l'existant.
Puis lien de sens dans l'interdépendance avec l'autre...

La métaphore du monde végétal autant que musical et de leur diversité ouvre sur une reflexion qui peut se révéler tres profonde, tu ne crois pas?
Est ce que "ma parole" est Parole vraie, ou babillage? Est elle vraiment fleur? Réellement musique? Et quelle fleur , quelle musique?
La plante est elle guérissante? Ou urticante, empoisonnée, ou encore hallucinogène?
Est elle peut être une simple mauvais herbe bien épaisse et envahissante?
Et ma musique, si c'était du "pipeau", du "violon"? Une simple ritournelle qui se croit symphonie?

C'est certainement là qu'agissent l'intention et la motivation, la "qualité" de "ce qui se tient derierre"...

Quand on regarde profondement en soi ce qui se tient derriere, cela raméne parfois à la nécéssite profonde d'un silence qui n'est en rien exclusion ni refus de la relation, mais simplement la mise a nu en soi de ce lien , de sa "qualité"et de sa responsabilité dans ce qu'il offre en partage.

C'est ce que je fais en ce moment, car non Gotam!Pour ma part, pas encore papillon...
Alors d'accord pour la parole, mais pour la Parole juste .
Et dans ce damiane précis de la "spiritualité" si elle ne l'est pas, le cadeau, c'est de se taire...


Daniel, tu dis:

"au-delà du "moi, de l'égo, la souffrance sera vu comme participant au tout, mais je ne pense pas que l'on pourra en déduire, que malgré elle, tout est merveille, ni la voir, comme une fatalité, on peut juste la constater présente, c'est tout, et la prendre en compte, non !? sinon, ne tombons-nous pas dans le fait de vouloir tout positiver !?
"

Il ne s'agit pas de vouloir tout positiver, simplement de contempler un tableau magnifique qui existe autant de par ses ombres et ses lumières...

Tout n'est pas que souffrance, et tout n'est pas que merveille, mais l'une et l'autre sont les deux faces de la même médaille: dans notre esprit duel qui a tant de peiune à intégre le paradoxe, chacune signe "l'absence" apparente de l'autre.
Souffrir c'est ne plus être dans la saveur de la beauté et la merveille, ou que cela se place.
S'émerveiller, c'est ne plus être dans la saveur de la souffrance...
"Qui" donc se proméne entre les deux et vit cette expérience?

Entre les deux la Vie s'écoule...(comme dit Maharaj à un tout autre niveau..)

Non?...

Commentaire n°3 posté par Annhonym le 24/06/2009 à 12h19

Qu’est-ce qui se tient derrière mes paroles Annhonym ? Eclaire-moi.

 

Vis-à-vis de qui est-on responsable ? Comment juge t-on de la qualité de la parole ? Qu’est-ce que la parole juste ?

 

Ne dis t-on parfois que l’on provoque un accouchement ? Cette provocation est-elle une mauvaise intention ? Une vilaine motivation ? Les bébés de l’esprit ne naissent jamais naturellement à terme…A toi, vas-y, mets moi les forceps franco !

Commentaire n°4 posté par gOtannohymO le 24/06/2009 à 15h21
"Daniel, tu dis:

"au-delà du "moi, de l'égo, la souffrance sera vu comme participant au tout, mais je ne pense pas que l'on pourra en déduire, que malgré elle, tout est merveille, ni la voir, comme une fatalité, on peut juste la constater présente, c'est tout, et la prendre en compte, non !? sinon, ne tombons-nous pas dans le fait de vouloir tout positiver !?
"

Il ne s'agit pas de vouloir tout positiver, simplement de contempler un tableau magnifique qui existe autant de par ses ombres et ses lumières...

Tout n'est pas que souffrance, et tout n'est pas que merveille, mais l'une et l'autre sont les deux faces de la même médaille: dans notre esprit duel qui a tant de peiune à intégre le paradoxe, chacune signe "l'absence" apparente de l'autre.
Souffrir c'est ne plus être dans la saveur de la beauté et la merveille, ou que cela se place.
S'émerveiller, c'est ne plus être dans la saveur de la souffrance...
"Qui" donc se proméne entre les deux et vit cette expérience?

Entre les deux la Vie s'écoule...(comme dit Maharaj à un tout autre niveau..)

Non?... "

et bien, nad, je ne sais que te répondre ... j'aurais plutôt tendance à garder une position de neutralité, sans rien rejeter de la Réalité, mais sans, la mettre, non plus, sur un pied d'estale ...
Commentaire n°5 posté par daniel le 25/06/2009 à 19h33
Ouuupsss..

Tu sais quoi Gotam? La réponse est venue, longue. Et au moment de conclure j'ai vu mon message disparaitre...Pschiiittt, plus rien!
J'allais m'atteller à sa ré-écriture et soudain, évidence! Non...
Ce qui était juste de permier jet ne le serait plus de second. Une intention serait là.
Cela a certainement du sens pour moi dans cet échange avec toi, alors je ne vais pas tenter de le ré-écrire , car maintenant c'est impossible sans faire du coup intervenir une volonté personnelle de te répondre.
Par contre merci pour ces questions qui ont permis d'éclaircir encore plus ce point de la Responsabilité, de la qualité et de la Justesse de la parole,du temps de la naissance, et de la place juste de l'accoucheur là- dedant, lorsqu'il est réellement nécéssaire.
Cela me renvoies et illumine ma propre intériorité de la façon la plus éfficace qui soit sur mon chemin

Une des questions ne concernait'elle pas justement la motivation et l'intention de l'accoucheur?...
Des forceps, ami? Mais pourquoi donc et comment le pourrais je moi qui ne suis manifestement pas encore née.. Tu dois bien le savoir, puisque tu voulais m'aider a accoucher..
 Et en plus de ça, comment donc pourrais je te tirer au forceps, si tu penses non seulement être né mais aussi  être accoucheur...


 

Commentaire n°6 posté par Annhonym le 30/06/2009 à 16h43
"j'aurais plutôt tendance à garder une position de neutralité, sans rien rejeter de la Réalité, mais sans, la mettre, non plus, sur un pied d'estale ..."

Moi aussi, cher Daniel...! Un vraie position de neutralité ne peut rien rejetter. Mais que signifierait , et comment s'exprimerait "mettre la réalité sur un piedestal?"
Je ne comprend pas tres bien comment on peut faire cela?!...
Commentaire n°7 posté par Annhonym le 30/06/2009 à 16h47
piedestal, en entier, bien sûr, c'est comme ça que ça s'écris ... je m'disais bien qu'il y avait quelque chose qui clochait ... que c'était, un peu boîteux ...

alors, "la Réalité sur un piedestal", kesako !?

bon, il s'agit de la "Réalité" telle qu'elle serait imaginée, ici ou là ... sublimée, choséifiée, si on veut ... sinon, bien évidemment, la Réalité ne peut être pris et mise sur un meuble, le meuble en ferait partie ... hè !  la Réalité étant Une !

en fait, cela tournerait peut-être autour de deux concepts, le premier, "tout a un sens, c'est Voulu ...", ou "cela n'a pas de sens, du point de vue de l'humain, les choses sont quelles sont, il y a un sens du point de vue bio-physique, et c'est tout ...", et alors, l'humain, "pris de fait" dans cette ronde, par son évolution, son fonctionnement, le fait de devenir conscient de son existence, s'approprie la Réalité, la fait sienne, et la modèle selon sa subjectivité ... mais en Réalité, il n'a pas de destin particulier en tant qu'organisme psycho-somatique ... voilà, un peu, ce que je distingue ...
mais, me concernant, il y a de l'espoir, j'ai entendu, hier, à la télé, des scientifiques envisager, que quand la plupart des galaxies auront disparues, dans quelques centaines de milliards d'années, et qu'il ne sera plus possible pour la vie organique d'être abritée par quoi que ce soit, des êtres vivants pourraient naître, sous formes de "réseaux de pulsions électriques", ça changerait la donne, quand même, et cela redonnerait vitalité, quelquepart, au premier des deux concepts, non !?

plus haut tu parles de la saveur de la non-souffrance, mais aussi, de la saveur de la souffrance, j'ai trouvé ça, osé ! et petit à petit, je me suis souvenu, que pour certains, la saveur de la souffrance pouvait être réelle ... dans la dualité, bien-sûr ...
Commentaire n°8 posté par daniel le 30/06/2009 à 20h37
Bonjour Daniel,
 Ah oui ! le pied d'Estale ... et son contraire le talon d'Achille !
La neutralité est-elle un lieu idéal entre les deux ?

Plutôt que neutralité, il me semble lui préférer le juste parti pris, celui de ne rien rejeter bien sûr, mais aussi celui de la beauté et des merveilles, qui semble être relevé par Annhonym, en quelque sorte un parti pris du regard sur la réalité ...

Hello Gotam,
 Les bébés de l’esprit ne naissent jamais naturellement à terme…"

Vraiment ? Ne serait-ce pas plutôt l'inverse ? l'accouchement est naturel à l'esprit, la provocation est de faire taire ce qui en gêne l'expression libre, le forcep de la vie est une souffrance appliquée au mental, qui provoque sont ébahissement muet, l'ouverture est née ! Mais peut-être est-ce ce que tu voulais dire ?
Commentaire n°9 posté par miboogh le 01/07/2009 à 15h51
bonjour Daniel

 il s'agit de la "Réalité" telle qu'elle serait imaginée, ici ou là ... sublimée, choséifiée, si on veut ... sinon, bien évidemment, la Réalité ne peut être pris et mise sur un meuble, le meuble en ferait partie ... hè !  la Réalité étant Une !

"en fait, cela tournerait peut-être autour de deux concepts, le premier, "tout a un sens, c'est Voulu ...", ou "cela n'a pas de sens, du point de vue de l'humain, les choses sont quelles sont, il y a un sens du point de vue bio-physique, et c'est tout ...", et alors, l'humain, "pris de fait" dans cette ronde, par son évolution, son fonctionnement, le fait de devenir conscient de son existence, s'approprie la Réalité, la fait sienne, et la modèle selon sa subjectivité ... mais en Réalité, il n'a pas de destin particulier en tant qu'organisme psycho-somatique "


"s'approprie la Réalité, la fait sienne, et la modèle selon sa subjectivité "!!Exactement! Notre mental saisit( ce qu'il peut...),défini(comme il peut) , pose son image de la réalité sur un pieddestal et en fait le metre étalon d'apres lequel il juge l'image de la Réalité que lui propose les autres!!
Mais si c'est effectivement le fonctionnement du mental,( et surtout du cerveau gauche), la réalité peut être abordée et renconterée de toute autre façon.
Dans une ouverture totale, non seulement d'une conscience silencieuse, mais du Coeur aussi.Elle eput être Ressentié sans mots, sans saisie, sans aucune définition, dans une globalité paradoxale,  "indéfinie infinie tout inclusive";
Du coup elle ne peut plus être mise sur un piedestal, ni posée comme mètre étalon, puisque tout se déroule dans non sein même.
La seule chose qui puisse être perçue, c'est sur quel "plan" de la Réalité les choses, les phénomènes, les concepts et les idées se déroulent.

Dans ce sens là, "le tout a un sens", ou "rien n'a de sens" ne sont peut être bien que l'envers et l'endroit conceptuel d'une même médaille( Ce qui Est, absolu/relatif, Etre / non être), qui, elle est la Réalité paradoxale et définitivement inssaisissable par l'appareil mental dans son fonctionnement habituel.

Et toujours dans ce sens là, cette phrase là aussi :"mais en Réalité, il n'a pas de destin particulier en tant qu'organisme psycho-somatique ", peut être Vue commme un concept de plus, car elle oppose encore l'idée d'un organisme psycho-somatique a celle d'un un absolu non manifesté qui serait, lui, la réalité.
La notion de destin, d'ou émerge t'elle, si ce n'est de l'idée du Sens qui trouve son origine dans la peur de la mort de soi, et par opposition a celle d'un non sens par trop ressentie comme absurde et nihiliste?
De même celle du non sens, ne trouve t'elle pas sa source dans ce constat de nullité et d'illusion d'être du moi, et par opposition a un sens soudain perçu comme factice?
Ces deux notions ne sont elles pas aussi existantes l'une par l'autre, tournant toute deux autour de la notion du moi ?
Seulement l'envers et l'endroit d'une double réalité paradoxale que notre outil mental n'arrive pas a saisir dans sa globalité?
Là aussi nous pouvons, sans nous en rendre clairement compte, simplement parce qu'une révélation soudaine nous éclaire soudain l'autre coté de la médaille,la saisir , en faire une vérité définitive et la mettre sur un piédestal??
Peute être que le destin existe bien, comme existerait le karma et le dharma, sur le plan relatif d'une Réalité qui l'inclut tatalement, le contient et le transcende en même temps?

Il me semble pour ma part que "l'Intelligence du Coeur " n'est pas reconnue a sa juste valeur, et qu'elle est plus à même de sentir la nature du Réel et a integrer le paradoxe que celle de la tête...

Mais bon...C'est peut être de la "spiritualité de bonne femme"... 




Commentaire n°10 posté par Annhonym le 02/07/2009 à 15h16
le juste parti pris, celui de ne rien rejeter bien sûr, mais aussi celui de la beauté et des merveilles, qui semble être relevé par Annhonym, en quelque sorte un parti pris du regard sur la réalité ..."

Parti pris...! On ne peut l'eviter. La seule chose que l'on puisse "faire" c'est d'avoir un regard sur la réalité ( mais  alors qui a ce regard), ou alors de se fondre en temps que "conscience-moi" dans la Conscience du Regard de la Réalité sur elle même.
Celui çi Voit a la fois les ombres et les lu:ières, les horreurs et les merveilles.
Il est compassion envers la souffrance, émerveillement face a la beauté, dévotion et révérence profonde devant la perfection insondable et l'intelligence de Ce qui Est.

Et cette Ouverture permanente, cette Liberté indéfinie de Ce qui Est dans son "principe d'incertitude" nous rend paradoxalement en fin responsable , au plan relatif...Il nous rend donc au parti -pris, oui, dans un sens.

Enfin..!J'ai du mal a exprimer cela, mais c'est d'une telle clarté...
Commentaire n°11 posté par Annhonym le 02/07/2009 à 15h34
c'est rigolo, je surfe trois minutes, et je tombe justement là...


http://eveilimpersonnel.blogspot.com/

Cet article dit justement exactement ce que je tentais d'exprimer...
Commentaire n°12 posté par Annhonym le 02/07/2009 à 15h38
très riches, très complètes, ces deux réponses, hè !

mais tout d'abord, je n'aime pas ces idées de "spiritualité de bonne femme", et de "spiritualité de bonhomme" ... c'est avant tout une question d'ouverture, non !? et celle du Coeur, intuitive, est je pense, celle qui rapproche le plus de "Ce Qui Est" ... parce que, justement, elles transcende toutes les considérations, elle est l'Evidence !
et je te suis dans ce que tu en dis !

"l'absolu, ce qui est/le relatif", j'en suis convaincu, cela fait un ... "l'Etre/le non-Etre", je dirais plutôt, "l'Etre/le Devenir", non !?

si je comprend bien, dans ce que tu dis, le plan relatif, révèle la Réalité, son essence ... mais on (ne) peut s'en rendre compte, qu'à travers le prisme du "moi", et en avoir la plus belle des vues, la plus profonde, par le biais du Regard du moi relatif qui s'est mis dans les pas du Regard que la Réalité a sur elle-même !

on pourrait dire, que l'humain, et les êtres en générale, interprêtent toute la Réalité, à chaque fois, qu'ils posent le regard sur Elle ... ce n'est pas la Réalité qui évolue, mais l'interprétation que l'on en fait au fur et à mesure que le pas est posé ! non !?

c'est pour cela, que de fait, tout est (déjà) là ! TOUT !

Commentaire n°13 posté par daniel le 02/07/2009 à 20h52
Bonjour daniel

"si je comprend bien, dans ce que tu dis, le plan relatif, révèle la Réalité, son essence ... "

Je dis juste que le plan relatif manifeste l'essence de la Réalité

"mais on (ne) peut s'en rendre compte, qu'à travers le prisme du "moi","
On  ne se rend pas toujours compte qu'on le "comprend" et l'inetrepréte a travers le prisme du moi, malheureusement!!
Pas plus que bien souvent, on ne se rend compte de l'impact de ce "moi" sur la réalité. Dans son intervention perpétuelle à tous les niveaux, il la co- crée et modéle cette expréssion relative, inconscient de sa propre responsabilité et des distorsions dont il est l'auteur.


" et en avoir la plus belle des vues, la plus profonde, par le biais du Regard du moi relatif qui s'est mis dans les pas du Regard que la Réalité a sur elle-même !"

Peut être que le moi n'est qu'une "fonction", un "programme" de la Conscience?Une fonction qui bugge?
Si la conscience mentale égotique ne laisse pas la place, si le regard personnel du moi relatif ne meurt pas, si il n'abandonne pas toutes les idées, tous les filtres qui teintent son interprétation, le Regard que la réalité fondamentale porte sur elle même ne peut pas être dé-couvert et émerger à travers lui.

"on pourrait dire, que l'humain, et les êtres en générale, interprêtent toute la Réalité, à chaque fois, qu'ils posent le regard sur Elle ... ce n'est pas la Réalité qui évolue, mais l'interprétation que l'on en fait au fur et à mesure que le pas est posé ! non !?"

La réalité relative seule évolue avec l'interprétation, et vice versa, puisqu'elles sont complétement liées...
Et si c'était justement là le bugg? L'interprétation!!Toujours et encore l'interprétation!C'est là que régne tous les pièges du mental! C'est a travers son filtre colorés d'émotions diverses, de croyances, de certitudes, de perspectives, de projections , de spéculations et d'argumentations diverses et multiples qu'on aborde et "traduit" le Réel..
Avec toutes les vérités relatives de tous ordres, tous les systémes de pensée et de valeurs qui en émergent, puis toutes les mises en actes qui en découlent!
Et c'est sur, et de tout cet échafaudage que le "moi" et son monde individuel et collectif se construit!Et vogue la galère...

Comment cette "version" là pourrait elle donc être juste?Est il étonnat de voir toutes ces divergeances de regard et de comprehensions?
Ou est la solution?

En fait, je crois que c'est plutôt dans "l'involution", et au fur et à mesure que l'interprétation  disparait que la dé-couverte de la Réalité se fait, et que la Com-préhension et le Regard évolue.
Tous ces appels à la "nudité", au "silence", au "non savoir", et "au vide", c'est seulement pour ça...Pour ce qui est de la découverté du Réel, La solution, dans les deux sens du terme, ne peut être trouvée que dans la dissolution du processus l'interprétation.
En fait justement, il n'a pas sa place dans l'approche, dans la quéte, car il fonctionne alors toujours en projections. Seulement apres, ensuite, éventuellement... Dans une traduction, et non plus une interprétation.

Enfin, ce n'est là que la partage d'une évidence intérieure traduite en mots, cher Daniel...

Bien a toi...


Commentaire n°14 posté par Annhonym le 07/07/2009 à 12h19
j'dirais, que l'"enjeu", si l'on veut, se joue à de très petites choses ... on respire mieux (en ce qui nous concerne) la tête hors de l'eau ...

quand elle est hors de l'eau, et que l'on respire bien,  c'est comme si il n'y avait pas de vécu, on est dans son élément, il n'y a pas de contradiction, et donc, pas d'interprétation ... par contre, quand on met, ou est amené à mettre, la tête dans l'eau, on a plus de chance de boire la tasse ! non !?

ce filet d'eau, me semble-t-il, c'est ce qui différencie "être et, venir à l'existence, exister ...
Commentaire n°15 posté par daniel le 08/07/2009 à 13h37
Joyeux anniversaire Licorne
Commentaire n°16 posté par goHan le 09/07/2009 à 09h28
Merci, cher Gotam, pour la presence de ce petit clin d'oeil...
J'ai pris cette journée tranquille pour partir me promener..


Daniel, c'est une bonne metaphore je trouve, cette histoire d'être "noyé", ou d'être baigné, avec la tête hors de l'eau.Toute la difference d'Etre en conscience ou sans conscience d'Etre;
"ce filet d'eau, me semble-t-il, c'est ce qui différencie "être et, venir à l'existence, exister"
Dans ce sens là, venir a l'existance, ou Devenir, ce serait acceder non à l'autisme originel, mais au Voir de l'Etre conscient de Lui même, non?

Commentaire n°17 posté par Annhonym le 09/07/2009 à 12h17
"Dans ce sens là, venir a l'existance, ou Devenir, ce serait acceder non à l'autisme originel, mais au Voir de l'Etre conscient de Lui même, non?"

oui, oui, oui ! une nouvelle naissance, en somme !

j'en profite pour me joindre à gotam, et te souhaiter un joyeux anniversaire ! j'espère qu'il ne m'en voudra pas ... il est sûr qu'avec nos deux clins d'oeil (un clin d'yeux, donc ...), nous nous avançons, un peu, à l'aveugle !
Commentaire n°18 posté par daniel le 09/07/2009 à 20h09
Merci Daniel...
Commentaire n°19 posté par Annhonym le 16/07/2009 à 11h53
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